Groupe nature de Niono
Mali delta intérieur du Niger
Situation
Le Niger, deuxième fleuve d’Afrique par sa longueur, constitue un véritable cordon ombilical pour les populations des régions traversées au Mali, au Niger et au Nigeria. Le fleuve alimente également une gigantesque zone humide, refuge d’une incroyable biodiversité et principal site d’hivernage en Afrique pour beaucoup d’oiseaux migrateurs européens. Cette zone a récemment été inscrite par le gouvernement malien comme site Ramsar, du nom d’une convention intergouvernementale qui vise à assurer la conservation des sites d’escale des oiseaux migrateurs dans le monde. Avec ses 42'000 km2, le delta intérieur du Niger constitue en superficie le troisième site Ramsar du monde.
Près d’un million de personnes vivent directement des ressources du delta. Il s’agit principalement d’activités de pêche, d’élevage et d’agriculture, surtout du riz. Le tourisme vert y est également en développement, avec à la clef la création d’emplois et d’importantes rentrées financières pour la région.
Avec la désertification croissante du Sahel, la pression augmente sur les écosystèmes naturels. Des éleveurs y mènent paître des troupeaux toujours plus nombreux et l’Office du Niger, surpuissant dans la région, y accorde de plus en plus de concessions pour la culture du riz. Ce grignotage inexorable met en péril la faune et la flore des milieux humides et ruine les engagements internationaux du gouvernement malien sur le plan environnemental.
Malgré la pauvreté des populations locales, un équilibre est possible entre les besoins de ces populations et la conservation des richesses naturelles. C’est d’ailleurs l’objectif fixé à toutes les zones Ramsar du monde : permettre l’exploitation durable des ressources des milieux humides par les populations humaines tout en assurant la conservation de leurs qualités d’accueil pour la faune et la flore sauvage.
Le groupe nature de Niono
Pour atteindre l’objectif précité, il convient d’agir aussi bien au niveau politique qu’au niveau de la sensibilisation des populations locales. Quelques passionnés ont donc créé dans la région de Niono le « Groupe nature » afin de :
- renforcer l’organe officiel de gestion des eaux, des forêts et de la nature, trop souvent impuissant face à l’Office du Niger
- sensibiliser les enfants et les futurs enseignants (un centre de formation d’enseignants est précisément basé à Niono) et à travers eux toute la population locale à la richesse de la nature locale et à l’importance de la conserver
- identifier les sites les plus importants pour la nature, à conserver en priorité, et les possibilités de valorisation touristique des milieux naturels
Accueilli en Suisse en 2004 et depuis lors soutenu dans son action sur place, notamment par l’Association Suisse pour la Protection des Oiseaux ASPO/BirdLife Suisse, le secrétaire de l’association, M. Lassana Bagayogo, a démontré la qualité du travail de l’association. Grâce aux fonds collectés en Europe en 2004, une antenne du groupe nature a été créée à Niono et l’association mène actuellement des inventaires scientifiques pour mieux connaître la biodiversité locale. Le travail de sensibilisation avec les élèves enseignants a également démarré de manière remarquable.
Matériel recherché
Les moyens financiers du groupe nature sont bien sûr modestes. Les fonds trouvés en Europe et diverses collaborations avec des associations internationales permettent d’assurer le fonctionnement de l’association et son travail scientifique. Mais le groupe nature manque cruellement de moyens pour se déplacer dans cette région grande comme la moitié de la Suisse et pour développer les activités de sensibilisation des populations locales. D’où l’idée de solliciter l’aide des romands et de « Chacun pour tous » de la RSR La Première pour ce projet à cheval entre humanitaire et conservation de la nature. Les besoins de l’association, en bref :
- un véhicule tout-terrain 4x4 : actuellement, le groupe nature loue aux organisations internationales présentes sur place les véhicules nécessaires aux activités d’inventaires scientifiques ou pour le travail de sensibilisation des populations isolées. Cette location revient extrêmement cher ce qui limite fortement le développement des activités de l’association
- un moteur hors-bord : pour les activités de recensement de la faune sur les étangs intérieurs
- des jumelles, des télescopes et trépieds : permettant l’observation des oiseaux de près, ces outils sont indispensables pour le travail de sensibilisation des populations. Si elles sont réunies en nombre, les jumelles pourraient aussi être données aux enseignants locaux motivés, ce qui créerait un effet multiplicateur du travail de l’association. Attention : les jumelles doivent avoir un grossissement minimum de 8x. En-dessous, elles sont inutilisables pour observer des oiseaux de petite taille
- des guides de détermination des oiseaux d’Afrique, de préférence des pays d’Afrique de l’Ouest: là-aussi, un outil important pour le travail de sensibilisation et fort coûteux à acquérir. Peut-être y-a-t-il des musées ou des personnes qui ont voyagé en Afrique de l’Ouest qui disposent de tels guides.
- 2 ou 3 ordinateurs portables récents avec lecteur DVD (evt une imprimante) : pour les tâches scientifiques et également pour les tâches de sensibilisation, par exemple pour passer des vidéos ou DVD didactiques. L’électricité étant quasiment inexistante dans la région, seuls des ordinateurs portables peuvent jouer ce rôle.
Transport
Des tractations sont actuellement en cours pour charger le véhicule et le matériel recueilli sur des camions affrétés par l’association AVD-DELTA, section Suisse à Apples. Le convoi partirait en octobre en direction du Mali.
Si ces tractations devaient échouer, un voyage serait organisé de manière indépendante avant Noël.
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Soutenir le projet
Vous disposez du matériel listé ci-contre et souhaitez le mettre à disposition du projet: merci de nous contacter au 026 677 03 77 (ou 80) ou par mail à aspo@birdlife.ch. Merci d'avance de votre générosité !
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Toutes les images © Daniel Trolliet
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